- A. Lange & Söhne
- Audemars Piguet
- B.R.M.
- Baume et Mercier
- Bell & Ross
- Blancpain
- Boucheron
- Breguet
- Breitling
- Bulgari
- Cartier
- Chanel
- Chaumet
- Chopard
- Concord
- Corum
- Daniel Roth
- Ebel
- F.P. Journe
- Franck Muller
- Girard Perregaux
- Glashütte Original
- Graham
- Hermès
- Hublot
- IWC
- Jaeger LeCoultre
- Jaquet Droz
- Louis Vuitton
- Omega
- Panerai
- Parmigiani Fleurier
- Patek Philippe
- Pequignet
- Piaget
- Pierre Kunz
- Richard Mille
- Roger Dubuis
- Rolex
- Tag Heuer
- Tudor
- Ulysse Nardin
- Universal Geneve
- Vacheron Constantin
- Zenith
Antoine Martin prend son temps

Quand Tag Heuer s’attache à pulvériser les records de haute fréquence, d’autres s’emploient à la réduire à son battement le plus simple. Ainsi, Antoine Martin vient de présenter la Slow Runner, qui bat au rythme de 7.200 semi-oscillations par heure. Cette fréquence de 1 Hz étonnamment basse vient contraster avec les 21.600 vibrations par heure de la plupart des garde-temps contemporains.
Le constat de Martin Braun, horloger en chef et associé d’Antoine Martin, est plein de bon sens : sur le terrain de la précision, nul besoin de concourir pour la plus haute fréquence, le quartz est imbattable. A l’opposé, la haute horlogerie se doit d’aspirer à des dessins plus nobles.
Avec son rythme lancinant, la Slow Runner prend le temps de battre au rythme de l’homme et de la nature. Son aiguille des secondes avance deux fois par seconde. Au dos de son boîtier de 36mm, prend place un balancier aux dimensions hors normes : 24mm. Ce parti pris technique offre une emprise quasiment nulle aux petits chocs ou mouvements brusques du quotidien. A l’inverse il ne souffre pas la mise en concurrence pour une trop grande précision, que sa fréquence ne lui permet pas d’atteindre.
A contretemps, simple et même évidente, la Slow Runner d’Antoine Martin pourrait bien ouvrir le créneau des ‘slow watches’. A 15.500 € en version acier, c’est en tous les cas une montre au mouvement manufacture, originale, à considérer de très près.
Olivier Müller
Visuels © Antoine Martin

