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Armin Strom : un micro-rotor de feu

Le micro-rotor est, fondamentalement, un mode de remontage automatique de la montre qui suit le même principe que la traditionnelle masse oscillante (ou rotor), telle que remise au goût du jour par Rolex en 1931. Elle équipe aujourd’hui la quasi-totalité des montres automatiques. Quelle est donc la valeur ajoutée d’un micro-rotor, qui a la même fonction mais qui, beaucoup plus petit, renvoie moins d’énergie que la masse oscillante traditionnelle ?
En premier lieu, il y a la volonté de se différencier. C’est la même logique qui a conduit Carl F. Bucherer a inventer la masse oscillante périphérique : même principe, même effet que le rotor habituel, mais fait différemment. Le micro-rotor suit la même logique : il y est semblable en tout point, mais il est construit différemment.
Ensuite, il y a la vision architecturale du mouvement des manufactures. Un micro-rotor, par essence, prend moins de volume qu’une masse oscillante traditionnelle. C’est la raison pour laquelle Piaget, à l’affut du moindre centimètre cube dans ses calibres extra-plats, lui accorde sa préférence.
Outre cette raison technique, une manufacture peut privilégier un micro-rotor pour des raisons esthétiques : inséré dans le mouvement, il permet de se passer de l’imposante masse oscillante qui, par nature, en cache toujours la moitié ! C’est le parti pris de Chopard, avec par exemple son calibre 4.96. Idem pour Roger Dubuis, avec la Monegasque ou certains de ses chronographes, ou encore Corum, avec l’Admiral’s Cup Legend 42 Tourbillon. C’est la même vocation esthétique qui a encore guidé Laurent Ferrier pour son Galet micro-rotor.
Aujourd’hui, c’est Armin Strom qui rejoint ce club restreint des amateurs de micro-rotor.
La maison Armin Strom a été créée par Armin Strom, il y 40 ans. Maître dans l’art du squelettage, son style en matière de design lui a permis de créer des produits à l’aspect squeletté, qui mettent en valeur le mouvement – dont les finitions sont réalisées à la main – d’une montre assurément trop belle pour rester cachée derrière un cadran et un fond de boîtier en acier. Son style reste encore aujourd’hui l’un des piliers de la philosophie de la société.
La nouvelle création d’Armin Strom, la Tourbillon Gravity Fire perpétue ce style et présente des gravures inspirées de motifs en forme de flammes, identiques à ceux qui décorent tous les mouvements des garde-temps Fire pourvus d’un boîtier en or rose 18 carats. La nouvelle édition sera limitée à 50 pièces.
Côté cadran, le garde-temps expose les deux antipodes qui animent tout mouvement horloger: le remontage et le réglage. Alors que le mécanisme tourbillon rend le réglage plus précis en réduisant l’effet de gravité, le micro-rotor tire profit de la même puissance pour fournir de l’énergie à l’engrenage, exploitant ainsi à la fois les influences positives et négatives de la gravitation de la terre.
Olivier Müller
Visuels © Roger Dubuis, DC, Corum, Chopard, Armin Strom



