Richard Mille

Chantilly Arts & Elégance Richard Mille : Une réussite !

Chantilly Arts & Elégance Richard Mille : Une réussite !

Plus de 500 véhicules de collection, 10 concepts cars, 300 journalistes, 30 hectares à disposition : le 1er Concours d’Elégance automobile signé Richard Mille n’avait pas fait les choses à moitié. Le week-end dernier, au Château de Chantilly, l’horloger tenait sa première grand-messe auto-rétro. Une première édition baignée de soleil qui devrait, en théorie, en appeler de nouvelles.

Charmes vintages et chromes rutilants

L’automobile de collection n’est pas le terrain de jeu favori de Richard Mille. L’homme est plutôt reconnu comme amateur de sensations fortes, d’extravagances techno-horlogères. Pourtant, c’est bien de belles autos des années 30 à 70 qu’il s’agissait ce week-end, dans le cadre d’une garden party où seule comptait l’élégance.

Pour une fois, Rolls-Royce, Delahaye, Maserati et bien d’autres ont donc pris le pas sur les pistardes body buildées dont « RM » est coutumier. Malgré cela, quelques bolides sont parvenus à se frayer un chemin sur les parterres dessinés par Le Nôtre, comme pour mieux rappeler leur allégeance au seigneur Mille.

Hormis ces exceptions, la règle allait aux généreuses courbes des années folles et de coupés italiens de la belle époque. Toutes furent exposés dans l’immense cadre du château de Chantilly, dont le grand public fut l’hôte principal le temps d’un dimanche. Avec, à l’issue de cette journée, le traditionnel Concours d’élégance à proprement parler : sous l’œil expert de 40 jurés, berlinettes et coupés sport ont paradé, offrant aux VIP et spectateurs un défilé peu commun dans l’illustre château Renaissance.

Rétro-virage ?

Doit-on voir en cette manifestation un virage rétro chez Richard Mille ? L’idée, quoique séduisante, reste peu probable. La marque a forgé son identité sur ses modèles racing, squelettés à outrance, porteurs d’innovations horlogères telles le capteur de G ou les tourbillons suspendus. La collection actuelle reste sportive, technique, et les nombreux clients venus assister à l’événement confirment leur attachement à cette ligne directrice.

En revanche, la large adhésion du monde automobile à ce Concours d’Elégance change la donne. Habitué des paddocks, Richard Mille s’est offert une seconde vie dans le cœur des clubs d’amateurs, et pas des moindres : Maserati, Ferrari, Jaguar, Mustang, Aston Martin, Rolls Royce et autres Bugatti. Maserati avait d’ailleurs choisi l’occasion pour fêter ses 100 ans. Et Bugatti pour sortir la Royale, ou Type 41, qui symbolise toute la démesure dont le constructeur est alors capable dans les années 20. Avec son monumental 8 cylindres de près de 13 litres de cylindrée, cette véritable sculpture roulante de 2,5 tonnes peut dépasser, à l’époque, les 232 km/h ! Un objet unique au monde, évidemment présenté Hors Concours.

Le rendez-vous n’a pas encore été pris pour 2015. On attend toutefois l’annonce, tant le succès fut au rendez-vous. Les 27°C au soleil ont largement contribué à la réussite de cette première édition. Un tel show en plein air reste toutefois un pari météorologique risqué, une simple pluie pouvant ruiner des mois de travail concentrés en seulement quelques heures. Une affaire à suivre de près, alors que les fans de l’automobile commencent leur migration automnale vers la Porte de Versailles, théâtre autrement moins gracieux du prochain Mondial de l’Auto

Olivier Müller

Visuels © David Carteron, Le Guide des Montres