- A. Lange & Söhne
- Audemars Piguet
- B.R.M.
- Baume et Mercier
- Bell & Ross
- Blancpain
- Boucheron
- Breguet
- Breitling
- Bulgari
- Cartier
- Chanel
- Chaumet
- Chopard
- Concord
- Corum
- Daniel Roth
- Ebel
- F.P. Journe
- Franck Muller
- Girard Perregaux
- Glashütte Original
- Graham
- Hermès
- Hublot
- IWC
- Jaeger LeCoultre
- Jaquet Droz
- Louis Vuitton
- Omega
- Panerai
- Parmigiani Fleurier
- Patek Philippe
- Pequignet
- Piaget
- Pierre Kunz
- Richard Mille
- Roger Dubuis
- Rolex
- Tag Heuer
- Tudor
- Ulysse Nardin
- Universal Geneve
- Vacheron Constantin
- Zenith
Laurent Ferrier, trajectoire ascendante

« 35 tourbillons en 2012, franchement, c’était assez inesperé. » Malgré son jeune âge (trois ans), ce chiffre résume à lui seul la confiance qu’Olivier Muller, ex CEO, qui vient de céder sa place à la tete de la manufacture, plaçait en Laurent Ferrier. « La réponse des marchés a été excellente et la demande ne fléchit pas. En plus de ces 35 tourbillons, nous avons vendu environ 60 micro-rotors. 2013 devrait suivre la même tendance avec, nous l’espérons, 150 à 200 pièces produites. Elles sont d’ailleurs déjà pour la plupart en pré-commande et nous garantissent déjà un carnet de commande presque plein pour 2013. »
La courbe de l’innovation va naturellement épouser celle de la croissance de la marque. La manufacture s’était déjà illustrée dès son lancement par sa fameuse complication du galet secret qui permet de dévoiler, à une heure définie par le client, un second cadran. Lors du dernier GTE, Laurent Ferrier a dévoilé une version sertie de cette pièce.
Nouvelle complication
Aujourd’hui le micro-rotor se voit offrir une nouvelle complication, le double fuseau horaire, devenu Galet Traveler. Les équipes se sont renforcées en conséquence. De trois personnes à son lancement, la manufacture en compte aujourd’hui 16 et devrait bientôt atteindre 20 collaborateurs. Le principal investisseur de la marque est d’ailleurs monté aux commandes et une augmentation de capital a été décidée.
Pour autant, son partenaire Moser, qui lui livrait le double spiral, n’a pas émis d’avis favorable à faire cohabiter ce composant au sein d’un même mouvement avec la cage du tourbillon telle que l’avait conçue Laurent Ferrier. La Fabrique du Temps (entre temps racheté par LVMH), déjà partenaire de Laurent Ferrier, pensait pouvoir prouver le contraire, et l’a fait. Au final, la nouvelle pièce de la marque devrait obtenir un isochronisme nettement amélioré. Revers de la médaille : Moser ne fournira plus Laurent Ferrier. Pour palier à ce manque, la marque s’est rapprochée de TechnoTime. « Pour eux qui voulaient développer la sous-traitance, ce fût une belle opportunité. Ils ont réalisé un excellent travail », conclut Olivier Muller.
Olivier Müller
Visuels © Laurent Ferrier – WatchProSite


