- A. Lange & Söhne
- Audemars Piguet
- B.R.M.
- Baume et Mercier
- Bell & Ross
- Blancpain
- Boucheron
- Breguet
- Breitling
- Bulgari
- Cartier
- Chanel
- Chaumet
- Chopard
- Concord
- Corum
- Daniel Roth
- Ebel
- F.P. Journe
- Franck Muller
- Girard Perregaux
- Glashütte Original
- Graham
- Hermès
- Hublot
- IWC
- Jaeger LeCoultre
- Jaquet Droz
- Louis Vuitton
- Omega
- Panerai
- Parmigiani Fleurier
- Patek Philippe
- Pequignet
- Piaget
- Pierre Kunz
- Richard Mille
- Roger Dubuis
- Rolex
- Tag Heuer
- Tudor
- Ulysse Nardin
- Universal Geneve
- Vacheron Constantin
- Zenith
Les bonnes surprises du Salon QP

Le Salon QP de Londres vient à peine de fermer ses portes. Son homologue Belles Montres, à Paris, ouvrira les siennes dans quelques jours.
Aujourd’hui, les deux manifestations ne jouent plus vraiment sur le même segment. Belles Montres devrait trouver son second souffle avec sa reprise par le groupe de l’hebdomadaire Le Point.
Salon QP, en revanche, profite de sa jeunesse pour afficher une insolente croissance, avec plus de 70 marques représentées dans un cadre toujours aussi haut de gamme, la Saatchi Gallery de Notting Hill. Toutefois, certains observateurs ont noté que ce lieu, si prestigieux, devient presque trop petit pour QP. A suivre ailleurs l’année prochaine ?
Les opposés s’attirent à QP
QP a cette année eu son lot de surprises. Outre l’inénarrable Hoptroff, véritable comédie anglo-horlogère sur laquelle Le Guide des Montres reviendra, on vit la naissance de Pinion Watch et la présentation d’AkriviA.
Pinion Watch, the English Way
Pinion Watch est une marque fondée par Piers Berry. L’homme garde la main sur la plupart des développements de la marque : design, commercialisation, communication, jusqu’au packaging. Pinion est emblématique de la renaissance de l’horlogerie anglaise : une marque ‘lifestyle’, reposant sur des mouvements étrangers et au cachet british. Elle s’installe aux côtés des Bremont et autres Meridian. En d’autres termes, sur un créneau déjà passablement occupé !
Pour le moment, Pinion présente un seul modèle, l’Axis, décliné en trois versions : acier (2350 euros), noir (2600 euros) et bronze (2850 euros). La montre est siglée « England ». La mention ne veut rien dire puisqu’elle n’est pas précédée d’un « Made in » : elle se soustrait donc du cadre légal qui y est attaché et aurait pu attester de sa provenance. En revanche, cette mention indique ce que la montre n’est pas : Swiss made. Entourée d’un silence évocateur sur le sujet, on peut donc craindre des mouvements chinois.

AkriviA, naissance d’une comète de haute horlogerie
Aux antipodes se trouve AkriviA. C’est une marque genevoise encore très discrète, créée en février 2012, reposant sur le talent d’un horloger, Rexhep Rexhepi, et d’un jeune manager issu de l’ESM Genève, Etienne Deschamps, qui ne resta que six petits mois à bord. L’horloger (ex Patek) semble donc seul rescapé de cette petite marque indépendante qui fit des débuts remarqués à BaselWorld. La marque, modeste, repose sur un petit capital de 100.000 CHF, enregistré à Genève.
La pièce proposée vaut probablement, à elle seule, davantage que le capital d’AkriviA ! C’est un tourbillon chronographe monopoussoir, un exercice de haut vol et de style. Techniquement, on à ici à faire à un embrayage à roue à colonne complété par une réserve de marche de 100 heures. L’ensemble est réservé à un public averti, par nature restreint : seules dix pièces seront réalisées. Une marque à suivre de près.
Olivier Müller
Visuels © Pinion Watch, Akrivia

