- A. Lange & Söhne
- Audemars Piguet
- B.R.M.
- Baume et Mercier
- Bell & Ross
- Blancpain
- Boucheron
- Breguet
- Breitling
- Bulgari
- Cartier
- Chanel
- Chaumet
- Chopard
- Concord
- Corum
- Daniel Roth
- Ebel
- F.P. Journe
- Franck Muller
- Girard Perregaux
- Glashütte Original
- Graham
- Hermès
- Hublot
- IWC
- Jaeger LeCoultre
- Jaquet Droz
- Louis Vuitton
- Omega
- Panerai
- Parmigiani Fleurier
- Patek Philippe
- Pequignet
- Piaget
- Pierre Kunz
- Richard Mille
- Roger Dubuis
- Rolex
- Tag Heuer
- Tudor
- Ulysse Nardin
- Universal Geneve
- Vacheron Constantin
- Zenith
Ludovic Ballouard : Du nouveau

Certes, c’est enfoncer une porte ouverte de dire que les collectors de demain se détectent aujourd’hui. Si les manufactures traditionnelles ne souffriront, a priori, pas de décote immédiate ni à moyen terme, les indépendants offrent des pièces qui peuvent, aujourd’hui, s’avérer risquées mais que tout semble pourtant confirmer dans leur rôle de futures stars des salles de vente.
Ainsi en iront probablement les créations de l’indépendant Ludovic Ballouard. Certes, l’homme est avare de communication et de show. D’ailleurs, il ne s’en cache pas lui-même, il n’aime pas voyager au delà de Genève.
Il n’empêche. Après sa très remarquée Upside Down, qui reçut un prix de la Montre de l’Année 2010, il s’est enrichi de la Half Time, qui connaît elle aussi un succès certain. Dernièrement, c’est même Harry Winston qui lui confia la réalisation de son Opus XIII. La manufacture Ballouard n’a que quatre ans, mais elle tutoie déjà les très grands.
Aux âmes bien nées…
Ludovic Ballouard n’a écoulé que 130 pièces en quatre ans, qu’ il les assemble lui-même, avec l’aide de ses deux horlogers. En France, les pièces sont visibles chez EKSO. Pour en avoir une, il faut attendre 3 à 6 mois. Pourtant, malgré ce succès croissant, Ludovic Ballouard renouvelle ses créations le temps de courtes séries, lesquelles pourraient bien devenir des collectors.
Ainsi, on notera les très réussies versions en or, au cadran bleu ou, dernièrement, en nacre de l’Upside Down. Toujours aussi intrigante avec sa seule aiguille des minutes et ses chiffres à l’envers (sauf celui de l’heure en cours), cette pièce reste l’une des plus abordables en haute horlogerie indépendante (environ 50.000 euros), dotée d’un mouvement original 100% manufacturé.
Qui plus est, les versions or et platine sont de prix très proches, là où la plupart des maisons survendent abondamment le platine. Enfin, avec son diamètre particulièrement bien choisi de 41 mm, la pièce reste portable par toutes et tous, en toutes circonstances, et se promet un bel avenir sur tous les continents, quelle que soit la tendance du moment. A suivre de (très) près.
Olivier Müller
Visuels © Ludovic Ballouard

