- A. Lange & Söhne
- Audemars Piguet
- B.R.M.
- Baume et Mercier
- Bell & Ross
- Blancpain
- Boucheron
- Breguet
- Breitling
- Bulgari
- Cartier
- Chanel
- Chaumet
- Chopard
- Concord
- Corum
- Daniel Roth
- Ebel
- F.P. Journe
- Franck Muller
- Girard Perregaux
- Glashütte Original
- Graham
- Hermès
- Hublot
- IWC
- Jaeger LeCoultre
- Jaquet Droz
- Louis Vuitton
- Omega
- Panerai
- Parmigiani Fleurier
- Patek Philippe
- Pequignet
- Piaget
- Pierre Kunz
- Richard Mille
- Roger Dubuis
- Rolex
- Tag Heuer
- Tudor
- Ulysse Nardin
- Universal Geneve
- Vacheron Constantin
- Zenith
URWERK EMC : une révolution

EMC : Electro Mechanical Control : derrière cet acronyme peu usuel en horlogerie, se cache le nouveau garde-temps réalisé par Urwerk. Toujours aussi disruptif que les autres pièces auxquelles la manufacture nous a habituée, l’EMC comporte plusieurs innovations majeures.
La première est ce contrôleur, un organe électronique capable de monitorer la performance de la montre. Cadencé à 16 millions d’hertz, placé au dessus d’un balancier qui, lui, oscille à 28.800 alternances par heure (4 Hz), il permet de connaître avec précision les écarts de marche quotidiens de la montre.
La deuxième innovation se matérialise par une couronne qui permet à l’utilisateur de régler lui même les écarts dont il a pu ainsi prendre connaissance. Comme un mouvement horloger traditionnel, cette opération se fait en agissant sur le débattement de la partie active du spiral. Il est donc offert à chacun de pouvoir donner du retard ou de l’avance à sa montre de manière à la remettre dans le droit chemin de l’isométrie.
Enfin, troisième innovation : l’esthétique de l’EMC. A ce chapitre, on peut noter à cinq heures l’indication horaire de la montre par aiguilles traditionnelles. Si cela peut paraître anodin, c’est, pour Urwerk, une petite révolution. La marque s’était toujours attachée à offrir une indication propriétaire de l’heure, notamment par satellites. C’en était d’ailleurs devenu sa signature esthétique.
Par ailleurs, à dix heures, on note la présence d’un compteur de secondes gradué entre -20 et +20 secondes, destiné précisément à mesurer les écarts de marche de la montre.
Le marketing horloger nous a habitué à des nombreux effets de manche. Urwerk s’en est toujours tenu à l’écart, confinant même à une discrétion qui a porté de l’ombre sur des travaux pourtant extraordinaires. Son EMC en est la digne héritière : sans crier gare, après des premiers travaux présentés à Bale, Urwerk tourne aujourd’hui une nouvelle page de l’horlogerie. La marque n’a même pas eu la prétention de nommer son invention une « complication » !
Olivier Müller
Visuels © Urwerk



