- A. Lange & Söhne
- Audemars Piguet
- B.R.M.
- Baume et Mercier
- Bell & Ross
- Blancpain
- Boucheron
- Breguet
- Breitling
- Bulgari
- Cartier
- Chanel
- Chaumet
- Chopard
- Concord
- Corum
- Daniel Roth
- Ebel
- F.P. Journe
- Franck Muller
- Girard Perregaux
- Glashütte Original
- Graham
- Hermès
- Hublot
- IWC
- Jaeger LeCoultre
- Jaquet Droz
- Louis Vuitton
- Omega
- Panerai
- Parmigiani Fleurier
- Patek Philippe
- Pequignet
- Piaget
- Pierre Kunz
- Richard Mille
- Roger Dubuis
- Rolex
- Tag Heuer
- Tudor
- Ulysse Nardin
- Universal Geneve
- Vacheron Constantin
- Zenith
Bon anniversaire, Linde Werdelin !

10 ans, depuis un jour d’août 2002, que les premières Linde Werdelin sont nées de l’esprit de Morten Linde & Jorn Werdelin.
Les marques indépendantes se font rares, celles qui tiennent une décennie le sont encore plus, et l’on compte difficilement celles qui, de surcroît, arrivent à se distinguer de la masse. Linde Werdelin en fait partie.
Les plus sceptiques avaient dénigré une marque qui se cherchait entre l’ordinateur de poignet professionnel et la pièce d’horlogerie. En réalité, les deux hommes venaient de recréer le concept de montre sport luxe, qui fut autrefois tiré à de tels extrêmes (comme la Royal Oak d’Audemars Piguet) que le sport s’était totalement dilué dans un luxe de haute horlogerie.
Pour une somme relativement modique pour une pièce de créateurs (env. 10’000 €), Linde Werdelin a su développer une gamme d’une parfaite homogénéité. Elle a su préserver son identité, ce boîtier si acéré et cette robustesse froide, et la décliner en quelques modèles variant les subtilités au sein des gammes.

Les ordinateurs à apposer au cadran, que ce soit pour terre (Land Instrument) ou mer ((Dive Instrument) ne sont probablement des références dans leur domaine, mais restent indispensable à la cohérence du positionnement de la marque. Sans eux, Linde Werdelin n’est qu’ « une » montre parmi d’autres.
Ajoutez à cela un parti pris graphique audacieux autour de l’univers de la BD, deux hommes toujours avenants et disponibles, une communication qui a su tirer très tôt les bénéfices des réseaux sociaux et des gammes simples pour se retrouver rapidement (Spido, Oktopus, entre autres), et l’on obtient les recettes d’un succès qui se confirme de jour en jour.
Au plan commercial, Linde Werdelin cherche toujours quelque peu ses marques sur certains marchés (Italie, Espagne) et sur ses implantations (l’erreur, traditionnelle, de vouloir aller Chez Colette), mais la croissance est au rendez-vous. Et les erreurs de jeunesse sont aisément pardonnées au regard de la trajectoire fort prometteuse de la marque.
Maintenant que Linde Werdelin fait définitivement partie du paysage horloger, reste à savoir comment rebondir et se doter d’un second souffle. Le boitier si atypique est sa marque de fabrique principale. Va donc se poser la difficulté pour Linde Werdelin de se développer sans rester prisonnière de ce dessin qui a fait son succès. Rendez-vous à BaselWorld 2013 ? On espère au minimum en reprendre pour 10 ans ! Bon anniversaire, messieurs Linde et Werdelin.
Olivier Müller
Visuels © Linde-Werdelin