- A. Lange & Söhne
- Audemars Piguet
- B.R.M.
- Baume et Mercier
- Bell & Ross
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- Cartier
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- Chaumet
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- Corum
- Daniel Roth
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- F.P. Journe
- Franck Muller
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- Pierre Kunz
- Richard Mille
- Roger Dubuis
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- Tag Heuer
- Tudor
- Ulysse Nardin
- Universal Geneve
- Vacheron Constantin
- Zenith
Cvstos s’empare de la Tour Eiffel

La vielle dame, la Tour Eiffel, a 125 ans. Cvstos, même pas 10 ans. Philippe Couperie Eiffel, descendant de l’illustre ingénieur, les a réunis au profit d’une pièce anniversaire.
Il aura fallu que ce soit une manufacture suisse qui se penche sur notre chère Tour Eiffel ! Les bonnes idées ne connaissent pas de frontière. Cvstos vient donc de franchir les Alpes et créée un modèle horloger qui rend hommage à la célèbre création de Gustave Eiffel de 324 mètres, érigée en 1889. C’était il y a tout juste 125 ans, un anniversaire qui a échappé à la totalité de l’horlogerie hexagonale, mais pas à nos voisins helvétiques.
Qui est Cvstos ?
Cvstos est une jeune marque, créée en 2005. A sa source, deux hommes. Le premier se prénomme Sassoun, mais se nomme surtout Sirmakes : il est le fils de Vartan Sirmakes, copropriétaire de l’empire Groupe Franck Muller Watchland. Il a confondé Cvstos à 21 ans avec un partenaire, Antonio Terranova. Agé de 47 ans, l’homme est né à La Chaux-de-Fonds. Cartier, Piaget, Zenith, TAG Heuer, Breitling, il a mis ses compétences techniques au service des plus grands.
Les produits Cvstos se veulent résolument techniques et modernes. Lignes nerveuses, tendues, calibres squelettes, abondance de chronos et de tourbillons, hymne a la virilité et à la puissance, on se place ici entre un Richard Mille et un B.R.M., mâtiné de TAG Heuer pour jet-set d’avant-garde.

Audace architecturale
Dans ce cadre, la Gustave Eiffel surprend. C’est la première pièce hommage à un monument, lequel fleure bon le Paris du XIXe siècle. On est loin de l’univers habituel de la marque. On appelle cela de l’audace, celle de produire un garde-temps qui risque de dérouter, mais s’avère au final brillamment réussi.
Car de la célèbre Tour, la pièce n’emprunte pas que le nom. Les références architecturales sont multiples. La plus évidente est la boîte de la pièce. Elle est entièrement sculptée selon la géométrie de la Tour Eiffel, de ses croisées géométriques, de ses enchevêtrements de poutres et de piliers. La couleur de la pièce en reprend la teinte, en acier coloré type bronze. Tout est magnifiquement sculpté, couronne comprise.
Un rond dans le tonneau
Côté cadran, on découvre également la même structure métallique, ici découpée au laser. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une pièce squelette, mais davantage ajourée. La transparence se fait essentiellement en périphérie du mouvement, alors que celui-ci occupe la partie centrale de la pièce.
Ce sera d’ailleurs le seul regret esthétique : un mouvement ostensiblement rond dans une boîte tonneau. De la part d’une marque qui se réclame manufacture, on attend un mouvement dit « de forme », c’est-à-dire aux dimensions et contours spécifiquement conçus pour la boîte qui le contient (type Reverso, Audemars Piguet Millenary). Cette facilité technique permet toutefois d’utiliser un mouvement existant pour cette nouvelle pièce, d’éviter d’onéreux développements. Et donc de (relativement) contenir le prix de vente final : environ 15 000 euros.

Ce mouvement est automatique et offre 42h de réserve de marche, ainsi qu’une date à 6h. Celle-ci est donnée par un grand disque qui vient coiffer le mouvement, et que l’on voit aisément à travers le cadran ajouré. Ce ne sera pas nécessairement un exemple de lisibilité (tons gris sur gris), mais permet de concentrer l’attention sur l’esthétique globale de la pièce, et non sur un simple guichet de date à 6h. Enfin, on note sur le cadran la vue que l’on a de la Tour Eiffel lorsque l’on est en dessous, à savoir ses quatre piliers, situés sous les index, à 12h, 3h, 6h et 9h.
La pièce est disponible en 324 exemplaires et en deux finitions : bronze, presque chocolat, sur bracelet cuir, et acier sur bracelet.
Olivier Müller
Visuels © Cvstos
