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GTE Inside – Pierre Thomas, nouveau modèle de 1870

Gerald Genta, Piaget, Patek Philippe puis De Grisogono : avec un tel bagage, peu étonnant que Thomas Engeler, le « Thomas » de la marque « Pierre Thomas », ait fini par lancer sa propre marque. Ils sont nombreux dans ce cas, mais sans ignorer les embûches du parcours. Pour lui, la confidentialité des débuts freine la production des premières pièces : « Se faire livrer des composants par 5 ou 10 n’intéresse pas les fournisseurs. Les grosses commandes sont beaucoup plus rentables« . Et, passé ce premier écueil, il faut trouver sa place dans les rayons des revendeurs, exercice tout aussi délicat. Cerise sur le gâteau, la marque s’est lancée en 2009, période particulièrement creuse de l’horlogerie.
Pourtant, 2012 fut une année où plus d’une cinquantaine de pièces sont sorties de chez Pierre Thomas. Le score, pour une production si atypique, est loin d’être négligeable. Avec 19 lignes de diamètre, les deux collections de la marque sont prédestinées aux poignets virils. L’origine de ce singulier diamètre fleure bon la Vallée de Joux : « Avec mon associé, nous avons pu retrouver un stock d’ébauches neuves, datant pour la plupart de 1870. Il s’agissait de montres de poche, ce qui n’était pas notre objectif. Pourtant, nous n’avons pas su résister au charme de ces mouvements qui dormaient depuis 150 au fond d’un grenier. Nous avons décidé de les finir, en supprimant toutes les parties oscillatoires qui présentaient malgré tout de graves imprécisions. C’est alors que nous avons eu l’idée d’y déposer, à la place, notre propre tourbillon« .
L’opération, véritable transplantation cardiaque, est d’une complexité technique avérée : « en somme, il s’agissait de faire cohabiter dans un même mouvement des composants de 1870 et de les animer par un tourbillon conçu 150 ans plus tard pour lequel elles n’avaient pas été conçues ! « , résume Pierre Engeler.
Aujourd’hui, non seulement l’opération est viabilisée, mais est destinée à être reproduite plusieurs dizaines de fois. C’est une de ces ‘nouvelles pièces d’époque’ que la marque exposera au GTE. Côté prix, compter 100 000 € pour un tourbillon, puis entre 8 et 25 000 € pour une Grande Seconde. Au GTE, enfin, une ligne unisexe plus contenue de 39 mm sera dévoilée.
La fin de l’exercice s’imposera naturellement lorsque le stock des mouvements d’origine sera épuisé. Thomas Engeler estime à 300 pièces finies son volume de production possible. Après, il faudra trouver un autre concept. Ou parcourir une nouvelle fois la Vallée à la recherche de belles ébauches endormies au fond d’un grenier…
Olivier Müller
Visuels © Pierre Thomas
