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Perrelet, toute turbine dehors

Perrelet, toute turbine dehors

Période délicate pour Perrelet : celle où la marque, qui a presque tout misé sur son principe de Turbine, doit sans cesse se renouveler, au risque de tomber dans la catégorie ‘gimmick’ horloger, de ceux dont on se lasse.

La marque avait séduit par le concept, lancé en 2009. Elle avait su se renouveler avec des modèles Mangas Erotiques, un classique de l’horlogerie à sensations mais qui avait fait son effet escompté. Quelques temps plus tard, on découvrait un astucieux Turbillon – bien vu. Et maintenant ?

Maintenant, c’est la zone à risque, celle où le concept est implanté, où l’on a fait le tour des principales complications (un chrono est entre temps venu compléter les gammes), et où l’on risque de s’endormir.

On ferme un oeil, mais pas les deux, à la vue de la nouvelle collection Pilot. Elle implante la fameuse règle à calcul du monde de l’aviation sur le modèle Turbine. Le dessin général reste inchangé, avec un boitier de 48 mm en acier traité PVD noir. Le rehaut intérieur bidirectionnel est actionné par la couronne à 3 heures, et le réglage de l’heure s’effectue grâce à la couronne intégrée à 9 heures. L’ensemble repose sur une base Soprod. On trouvera une version acier à 5400 euros, le version PVD étant pour sa part à 5950 euros. Sympathique, sans être à couper le souffle.

En revanche on rouvre grand les yeux sur la nouvelle Turbine Diver Yacht. Le concept est séduisant : la fameuse Turbine rappelle immanquablement les hélices d’un moteur de bateau. Sous cette dernière, une finition évoque les ponts en teck des mêmes bateaux. L’ensemble, évidemment, se pare de bleu et se monte sur bracelet caoutchouc. La pièce d’un généreux 47 mm, étanche à 300m, dispose d’une réserve de marche de 42h et se trouvera en boutique à 5950 euros également.

Enfin, Perrelet présente plusieurs déclinaisons pour femmes, notamment une très belle version blanche et bronze, reprenant la même finition ‘ponton en teck’ de la Yacht. Et comme la quasi-totalité des marques présentes à Baselworld, on n’échappe pas au modèle squelette, habillé tout de noir et aux pales gris anthracites, dévoilant la surface du mouvement, sans que l’on succombe véritablement au charme. En définitive, en cet été naissant, on misera à coup sûr sur le modèle Yacht, qui devrait prochainement arriver chez Chronopassion.

Olivier Müller

Visuels © Le Guide des Montres