- A. Lange & Söhne
- Audemars Piguet
- B.R.M.
- Baume et Mercier
- Bell & Ross
- Blancpain
- Boucheron
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- Bulgari
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- Chaumet
- Chopard
- Concord
- Corum
- Daniel Roth
- Ebel
- F.P. Journe
- Franck Muller
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- Glashütte Original
- Graham
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- Jaquet Droz
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- Parmigiani Fleurier
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- Richard Mille
- Roger Dubuis
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- Tudor
- Ulysse Nardin
- Universal Geneve
- Vacheron Constantin
- Zenith
Ralph Lauren fait du charme aux dames

Progressivement, le dernier-né horloger du groupe Richemont, Ralph Lauren, prend ses marques dans les allées du SIHH. Les collections s’étoffent, l’identité esthétique s’affirme, les complications se dévoilent, mais les prix restent contenus. Au total, 16 nouveautés sont présentées.
Parmi elles, la collection Slim Classique offre des modèles à deux aiguilles qui allie les différents canons d’une esthétique très Breguet : aiguilles à pomme évidée, cadran guilloché, chiffres romains, dans un sobre diamètre de seulement 32 mm. Distinction notoire : la couronne est, elle aussi, guillochée. Le design n’a pas vocation à révolutionner l’horlogerie mais s’impose grâce à sa cohérence et sa bienfacture.
La 867 Diamond Watch s’adresse au même public féminin, mais pas aux mêmes instants : entièrement sertie, cette pièce joaillière sera plus à son aise sur les tapis rouge qu’au bureau. Le bracelet est lui aussi intégralement pavé et s’affirme dans un esprit Arts Décos anguleux osé, mais réussi. On reste plus réservé sur le cadran mariant chiffres romains et arabes, mais c’est une tendance qui émerge et que l’on retrouve aussi chez Panerai. Une montre proposée à 130 000 euros.
Le pied à l’étrier
En parallèle, la Stirrup reste le modèle iconique pour femmes de la marque. On retrouve donc son étrier (‘stirrup’ en anglais) au dessin de la boîte, dans deux nouvelles versions, notamment en or rose déclinées en « Petite Link », d’un modeste 23 x 27 mm. Outre un modèle en acier avec cadran nacre, Ralph Lauren propose cette année une version en or rose et cadran noir, complétée d’une version sertie.
En termes de prix, la Stirrup Petite Link est à 2500 €. La Stirrup Small Size se positionne quant à elle 2590 € avec cadran nacre et index diamants. Ces gammes marquent clairement la volonté de Ralph Lauren de démocratiser son entrée de gamme, un terrain dont l’accès ne se faisait pas l’année dernière à moins de 5000 euros. Elle dévoile également le souhait pour la marque d’adresser une clientèle de plus en plus féminine.
Oversized COSC
Côté masculin, la marque joue à l’opposé avec un modèle quelque peu oversize, la Sporting Classique Chronomètre et ses 45 mm. C’est un parti pris esthétique atypique, à l’heure où la plupart des marques convergent de nouveau vers des diamètres plus réduits. En acier avec cadran noir, la pièce reste toutefois (relativement) discrète. A noter enfin que son calibre est certifié COSC.
Côté chrono toujours, on trouve la nouvelle RL 67 Chronograph, proposée à 6200 euros. On aime l’ambiance ‘safari’ alliée aux classiques chiffres romains, même si le mariage avait déjà été éprouvé l’année dernière. En revanche, on passera son chemin sur RL 67 Chronometer, parent pauvre de la gamme…
Un tourbillon signé La Fabrique du Temps
Pour les amateurs de complications, la même Sporting se décline en un modèle avec tourbillon volant. Son cerclage en loupe d’orme rappelle d’ailleurs les tableaux de bord des automobiles de collection de M. Lauren. La pièce retient l’attention car elle allie des codes esthétiques précieux (le choix de l’orme, le guillochage) avec d’autres plus modernes (chiffre 12 surdimensionné, larges aiguilles bâtons). Le rendu final déstabilise quelque peu. Il a toutefois le mérite de créer une identité très personnelle. La pièce est proposée à 65 000 euros.
Olivier Müller
Visuels ©Ralph Lauren



