- A. Lange & Söhne
- Audemars Piguet
- B.R.M.
- Baume et Mercier
- Bell & Ross
- Blancpain
- Boucheron
- Breguet
- Breitling
- Bulgari
- Cartier
- Chanel
- Chaumet
- Chopard
- Concord
- Corum
- Daniel Roth
- Ebel
- F.P. Journe
- Franck Muller
- Girard Perregaux
- Glashütte Original
- Graham
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- Hublot
- IWC
- Jaeger LeCoultre
- Jaquet Droz
- Louis Vuitton
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- Parmigiani Fleurier
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- Richard Mille
- Roger Dubuis
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- Tag Heuer
- Tudor
- Ulysse Nardin
- Universal Geneve
- Vacheron Constantin
- Zenith
Un premier tourbillon chez Carl F. Bucherer

La maison Carl F. Bucherer vient de faire un pas significatif dans l’horlogerie de luxe, avec la présentation de son tout premier tourbillon. Cette complication rejoint la famille des Manero.
Bucherer, le groupe, vient de fêter un bel anniversaire, rappelant l’ouverture de sa première boutique un 17 juillet, il y a tout juste 125 ans, en 1888. L’époque était faste, avec la création d’Eberhard en 1887, de Breitling en 1884, d’Audemars Piguet en 1875, etc. Toutefois, contrairement à ces marques, Bucherer ne se spécialise pas tout de suite dans l’horlogerie, mais dans la joaillerie puis, plus tard, dans la distribution. C’est ce qui donna notamment l’ouverture d’une boutique comme celle ouverte récemment à Paris.
Bucherer en horlogerie, ce sera surtout en 2001, avec la naissance de la marque dédiée Carl F. Bucherer. Petit à petit, la maison se verticalise et rachète en 2007 un atelier jurassien réputé pour ses complications horlogères, THA (Techniques Horlogères Appliquées). Un an plus tard, le premier calibre manufacturé suit.
Le dernier de Carl F. Bucherer est ce Manero en édition limitée : 188 exemplaires. La collection Manero est déjà celle qui accueille un grand nombre de complications, du chronographe jusqu’au QP en passant par la phase de Lune ou, comme très souvent chez Carl F. Bucherer, un indicateur de réserve de marche. Sur le modèle tourbillon, celle-ci atteint un impressionnant 70 heures.
Le boitier en or rose est de 41,8 mm. Il offre, comme sur la plupart des Carl F. Bucherer, une excellente lisibilité – c’est d’ailleurs l’un des points forts de la marque, qu’elle que soient les complications embarquées. Le tourbillon prend une place traditionnelle à 6 heures, en vis-à-vis d’une indication des 24 heures qui se tient à midi – elle aussi distinctive des garde-temps de la marque, très portés sur les complications de voyage. Une aiguille de date vient compléter l’ensemble, avec une particularité bien vue : la rotation des chiffres de date à partir de trois heures, de manière à ce qu’ils restent toujours dans le sens de la lecture.
Au final, la Manero Tourbillon s’intègre à merveille dans la collection Carl F. Bucherer : une montre sage, lisible, pour le quotidien, parfaitement finie et équilibrée. Il n’y a aucune révolution esthétique ni technique à en attendre. La rigueur suisse-allemande s’y exprime pleinement, avec un calibre maison d’excellente facture, le tout pour 84 500 euros.
Olivier Müller
Visuels © Carl F. Bucherer
